Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Merveilles’ Category

Parler de soi ? Mettre des mots sur son histoire de vie ? Acte parfois difficile pour certains d’entre nous quand nous sommes amenés à nous raconter dans le cadre de notre activité professionnelle. Première étape de ce voyage dans les profondeurs de l’être, l’émerveillement de soi permet de faire émerger sa propre identité.

Lors de l’atelier d’écriture « Marketing personnel » que j’anime, je suis frappé par les réactions des participants à « l’écriture de soi » : parler de soi, mettre en mots son histoire de vie, partir à la recherche de son identité ne va pas de soi. La plupart des participants à l’atelier l’expriment de manières parfois différentes, mais un mot revient à plusieurs reprises à la fin de l’atelier : « étonnement ».

Etonnement d’être arrivé à écrire sur soi. Etonnement devant la méthode employée au cours de l’atelier. Etonnement d’y être arrivé si facilement quand, pour certains, ce passage à l’écriture de soi était bloqué depuis longtemps, empêchant jusqu’à la réalisation d’outils de marketing propres à la promotion professionnel du consultant : site internet, blog, plaquette, etc.

« Des écailles tombèrent de ses yeux »

L’étonnement nous renvoie à la notion d’émerveillement, puisque la faculté de s’étonner en constitue la première étape. La surprise, ou l’étonnement, est « révélatrice d’autre chose », comme le souligne Michael Edwards… à propos du ravissement de saint Paul (Voir son livre De l’émerveillement). Saint Paul, quel rapport, me direz-vous ? Ce qui nous intéresse ici, c’est cette phrase que relève Michael Edwards lorsque Paul est guéri de sa cécité : « Des écailles tombèrent de ses yeux ».

Les écailles tombent et quelque chose vient alors à exister et prendre forme. Une nouveauté se révèle. Ce qui était dans l’ombre prend corps peu à peu dans la lumière. Et au bout du compte, l’histoire de vie mise en mots ouvre un chemin d’avenir. Nos écailles une fois enlevées, notre autobiographie peut se dérouler, ouvrant alors la clé d’autres possibles et, partant, d’autres écritures de son marketing personnel : produits, services, activités, pratiques, références, clients…

Créativité et jeux d’écriture

La méthode que je propose dans cet atelier d’écriture permet d’entrer sans y prendre garde dans ces régions de l’être profond, ces territoires si mal connus de soi-même. Y entrer sans y prendre garde, mais dans la joie, l’amusement et la créativité.

Il s’agit d’offrir aux participants un moment privilégié, où la bienveillance et la confidentialité servent à installer un climat de confiance, de liberté et d’échange, propice au « ravissement » de soi-même. J’emploie ce mot au sens où le participant est enfin à même de ravir à soi-même ces histoires de vie en les dérobant à ses propres censeurs intérieurs. Ces censeurs prennent selon notre histoire personnelle et nos injonctions intérieures les visages du masque social, du client imaginaire, de l’enseignant, du parent, du chef, etc.

Identité et don de soi

L’atelier d’écriture et son espace de liberté protégée permettent de créer cette ouverture. Bienheureuse déchirure ! « On ne sait jamais, note Michael Edwards, quelles ressources l’on va découvrir en s’ouvrant à l’inattendu de ce qui existe au-delà du moi, tant dans la contexture des circonstances que dans cette obscurité intérieure, cette ombre de nous-même qui nous accompagne. »

Mais vous vous demandez peut-être pourquoi conférer une telle importance à l’expression de son identité. Parce que, sans la connaissance de soi, impossible d’arriver au don de soi. Et si je ne sais pas qui je suis, je ne peux rien être pour les autres. Pour mes proches, pour mes collègues, mes clients, mes partenaires, mon entreprise… Mais nous voici au seuil d’une autre histoire, ouverte à l’occasion de cet atelier et qui débouche sur le lancement d’un autre blog.

Publicités

Read Full Post »

Selon le classement du magazine International Living, la France reste le pays ayant la meilleure qualité de vie au monde pour la quatrième année consécutive.

Dans la dernière édition du classement établi depuis 30 ans par International Living, la France arrive devant l’Australie (2e), la Suisse (3e), l’Allemagne (4e) et la Nouvelle-Zélande (5e).

« Pas de surprise. Une bureaucratie agaçante et des impôts élevés ne l’emportent pas sur l’imbattable qualité de vie », commente le magazine.

Selon International Living, « les Français pensent que chaque jour est un plaisir unique qui doit être savouré lentement ». Le magazine estime que les Français mettent « tant de fierté dans les petits détails » et cite à ce sujet « les petites jardinières fleuries aux fenêtres, les jardins bien entretenus, les charmantes terrasses de café, et les rues propres ».

Un rêve peut-être, mais une leçon à retenir :

  • penser que chaque jour est un plaisir unique qui doit être savouré lentement ;
  • ce sont les petits détails qui font le charme de la vie, malgré les difficultés, les souffrances, les chagrins ;
  • à nous de repérer ces petits détails au cours de la journée ;
  • partager ces trésors avec les autres et les leur offrir, par exemple un simple sourire…

Read Full Post »

Dans son livre  Un homme sans larmes, l’écrivain Pascale Roze, Goncourt 1996 pour son premier roman Le Chasseur Zéro, part sur les traces du poète latin Horace pour y retrouver les fondements personnel d’une philosophie de la joie. Une leçon de vie qui revient à mettre au cœur de l’existence la capacité à s’émerveiller des choses simples, quotidiennes, presques banales, cette faculté d’éprouver la joie même dans les pires moments.

« Simplement m’asseoir dans l’herbe, écouter brouter les vaches, regarder le ciel étoilé, répondre à un sourire ou l’offrir, manger, boire, dormir, lire et écrire ce qui me fait plaisir au-dedans de moi-même, m’occuper de mon jardin qui n’est qu’un lopin de terre. Il me faut si peu. Je me contente de si peu. Il arrive que cette pensée m’attriste, ou que m’angoisse l’idée de ce que j’ignore, de ce que je délaisse. Mais c’est un sentiment presque malhonnête car très vite m’enflamme à nouveau la certitude de la chance que j’ai à savoir goûter d’être vivante dans ce monde-là, dans précisément les limites de ce monde-là. Et ce, sans avoir besoin de la moindre raison. […]

Le bonheur est d’autant plus troublant, bouleversant, puissant, que le désastre existe. Dans les peines intenses que la vie nous inflige, des plaisirs infimes comme la survenue d’une odeur dans la rue, ou le visage avenant d’un inconnu – qu’on aurait ignoré si on allait bien, si on n’avait pas le cœur noyé de souffrances – peuvent suffire à vous ramener à la vie. Comme si le malheur nous ouvrait davantage les yeux à la gratitude. Comme s’il y avait malgré tout quelque chose à quoi il faille dire merci, même à l’hôpital, même dans un asile, même dans une prison. Il y a des gens capables d’éprouver la joie dans le plus grand désastre. Germaine Tillion dit que sa mère était de ceux-là à Ravensbrück. À Ravensbrück, elle offrait sa joie. Elle n’était certainement pas de résignation. »

(Pascale Roze, Un homme sans larmes, p. 120-121 de l’édition brochée, Stock 2005.)

Read Full Post »

Comment retrouver notre motivation et notre énergie créatrice quand la vie nous semble devenue terne, que notre travail nous épuise ou nous paraît stérile, que nos proches ou nos collaborateurs nous irritent ?

L’un de mes clients, responsable dans un établissement publique décide d’entreprendre un coaching. Son objectif : retrouver cette confiance en soi et cette énergie qui l’animaient dix ans plus tôt dans sa vie professionnelle et « recharger ses batteries », qui lui paraissent complètement à plat.

Notre travail a consisté à reconnecter avec ses valeurs et ses motivations, celles qui l’animaient dix ans plus tôt, mais de façon plus ou moins inconsciente à cette époque-là. Cette prise de conscience est passée par tout un travail sur ses émotions et ses injonctions intérieures, pour lui permettre de réaliser que son énergie était enfouie au fond de lui-même et qu’il lui fallait trouver comment la libérer.

Changer sa façon de voir

En parallèle de ce travail sur les émotions, je lui ai proposé de tenir son Journal des Merveilles. Il ne parvient pas à le tenir régulièrement par écrit, mais il est arrivé rapidement à l’objectif : prendre l’habitude de s’émerveiller au quotidien en prenant le temps de laisser monter ses émotions, d’en prendre conscience, puis de les nommer. Il a alors peu à peu changé profondément sa façon de voir la vie en s’ouvrant à ce qu’il appelle lui-même les « petits bonheurs » du quotidien.

Voici quelques-uns des « petits bonheurs » qu’il m’a transmis par écrit. Cela peut nous inspirer pour apprendre à repérer ceux qui traversent notre propre vie, simplement en laissant monter en nous ces émotions qui nous traversent.

  • « C’est pour moi ! » : au moment de payer ma tournée de café, la serveuse me répond : « Laisse, c’est pour moi. » Cela lui faisait plaisir et pourtant je ne suis qu’un client occasionnel…
  • Chez soi pour se retrouver avec soi : après une journée de rencontres, de téléphone, d’internet et de réunion, rentrer chez soi, au chaud, dans le calme et se préparer un plateau repas devant un bon film, quel bonheur !
  • Réussir une recette pour la première fois : et oui, quand cuisiner devient un plaisir à partager entre amis ! Gratifiant.
  • Quand une contrainte raisonne avec plaisir : des séances de kiné qui deviennent un temps d’échange et de discussion distrayante, et aussi de sas de décompression avant de rentrer chez soi.

Read Full Post »

Petites faimsPeut-on être heureux ? Cela s’apprend-il ? Faut-il gagne au loto ou devenir président de la République ? Et s’il fallait seulement apprendre à recueillir les minuscules miracles du quotidien, comme les appelle Marc Solal dans son livre si délicieux : Petites faims. Extrait du chapitre 2, où une mère écrit à son fils avant de mourir. Une recette à se transmettre de génération en génération.

« Ces dernières années m’ont comblée de bonheur. Chaque jour, je faisais une promenade jusqu’au hameau voisin, recueillant sur le chemin les minuscules miracles du quotidien : l’herbe blanchie par le givre, le reflet du ciel dans une mare, au loin, le son étouffé d’une cloche. Quand je revenais dans ma petite maison, j’allumais un feu de bois dont le crépitement était devenu la seule musique dont j’avais besoin. Je me préparais un repas simple : une soupe, un gratin, une salade de mon potager. Je passais la plus grande partie de la journée à lire près de l’âtre.

« Avant de quitter ce monde, je voulais te faire part de deux ou trois secrets. Te souviens-tu que tu me demandais toujours ce qui rendait ma soupe au potiron si délicieuse ? Il suffit d’y ajouter une ou deux châ¬taignes. Et mon risotto ne ressemblait à aucun autre car je remplaçais le vin blanc par du saké japonais. Pour réaliser mon fameux gigot de sept heures, ton plat favori, rien n’est plus simple : après l’avoir longuement massé avec un mélange d’huile d’olive, d’ail, de romarin, il faut y mettre quelques pincées de cannelle, de cumin, et surtout y ajouter le jus d’un citron. C’est ça le truc ! L’acidité du citron vient parfaitement souligner le goût de l’agneau. Voilà les petites astuces qui te permettront de retrouver les saveurs de la cui¬sine de ton enfance. […] »

Read Full Post »

Vendredi 2 octobre a lieu, pour la deuxième année consécutive, la « journée des petits plaisirs ». Vous l’ignoriez ? Pas grave, vous y gagnerez en légèreté… à défaut d’un petit-déjeuner à Venise avec l’être aimé.

Il n’a rien laissé au hasard l’initiateur de la « journée des petits plaisirs ». Il a même créé pour l’occasion, un site internet : Petits-plaisirs.com. Et pas n’importe quel lieu virtuel ! Jugez plutôt : le site s’affiche comme le « rendez-vous de la résistance où les militants clament haut et fort leurs engagements et revendiquent leur droit aux Petits Plaisirs au quotidien. »petit-dejeuner

Quel est le but d’une telle journée ? Donner « rendez-vous au grand public à travers toute la France avec pour seul objectif : partager des instants de bonheur et propager des ondes positives pour créer un immense mouvement de bonne humeur nationale ».

Rien moins que ça ! Alléchant, non ? Une telle initiative mériterait un jour chômé spécial…

1 000 € pour un petit matin à Venise avec l’être aimé ?

Mieux encore, en inscrivant sur le site quel est votre « petit plaisir », vous pouvez en gagner la réalisation à hauteur de 1 000 €. Tiens donc ! Comment font-ils ? Parce que sur une des pages du site, on nous propose de voter pour notre « petit plaisir » préféré, par exemple : « Mon petit plaisir c’est…de me réveiller avec l’homme que j’aime. » Ma femme va-t-elle pouvoir gagner un p’tit bonheur de voyage à Venise pour 1000 € ? Remarquez, elle ne serait pas contre et moi non plus.

Vous pouvez voter aussi, accents mal placés compris, pour « Mon petit plaisir c’est…de faire la sièste (sic) par un après midi d’étè (re-sic). » Moi aussi, ça tombe bien. Peut-être vais-je gagner un lot de hamacs pour 1 000 € ?

Cela vous paraît suspect ? Eh pourtant le site existe. Mais il n’est qu’une belle façade marketing… pour le Syndicat national de la Confiserie. En guise de « petit plaisir », c’est surtout quelques grammes ou kilos en plus qui vous attendent.

Cela dit, j’en connais qui serait heureux de gagner 1 000 € de macarons… De là, à créer une journée nationale des petits plaisirs avec slogan et revendication. Je ne suis pas certain qu’il y ait un rapport entre cette création marketing et la notion d’émerveillement prôné par mon blog. Il manque à ces petits plaisirs deux ingrédients essentiels : gratuité et légèreté.

Les petits bonheurs du quotidien

Mais c’est le mot lui-même de plaisir qui me paraît un brin suspect. Je préfère le terme utilisé par l’un de mes clients récents, qui aimaient relever les « petits bonheurs du quotidien ».

Ce client cherchait à retrouver l’énergie perdue, qui l’animait quelques années plus tôt et qui s’était envolée peu à peu jusqu’à disparaître à la suite de son divorce. Je l’avais invité à relever les émerveillements qui traversaient sa vie. Au mot « émerveillement », il avait préféré ce terme de « petits bonheurs du quotidien ». Il s’était mis à les collecter, retrouvant une part de son énergie de jeunesse grâce à cette attention quotidienne.

Il n’y a pas gagné des kilos en plus, mais il a rechargé ses batteries à plein, retrouvant la joie et la simplicité légère des échanges avec toutes les personnes croisées au cours de la journée.

Read Full Post »

L’émerveillement requiert l’esprit d’enfance.  Il faut une âme d’enfant pour retrouver cette capacité à s’étonner de la nouveauté. L’enfant n’est pas encore blasé comme l’adulte, qui croit avoir tout vu du monde.

papa et son filsL’enfant s’étonne encore de découvrir une fraise des bois sur le bord du chemin ; il peut jouer des heures avec une feuille et un bâton qu’il transforme au gré de son imagination en bateau ou en drapeau ; il se jette dans les bras de sa maman à la sortie de l’école sans crainte du qu’en dira-t-on… Il porte sur les êtres et les choses un regard encore neuf. Une multitude d’événements insolites traversent sa vie et le bouleversent. Et il vit ces événements avec la totalité de tout son être. L’enfant il laisse libre cours à ses émotions sans les réfréner, son corps les extériorise, son esprit les boit littéralement, transformant ces événements en expériences inscrites sur le papier buvard de sa mémoire.

Jusqu’à quel âge l’enfant garde-t-il intacte cette capacité ? Tout dépend de l’entourage, de l’éducation, de son propre éveil et de sa capacité à ressentir. Je me souviens de mon fils aîné, qui, subjugué par la magnificence du paysage au cours de ses premières vacances d’été à la montagne quand il avait sept ans, s’était écrié : « Je n’ai jamais rien vu de plus beau de toute ma vie ! » Magnifique expression compte tenu de son âge, mais elle manifestait bien la force de l’émerveillement qui l’avait saisi tout entier.

Combien d’adultes ont su garder cette simple joie d’exister, qui constitue l’esprit d’enfance.  Comme le souligne Frédéric Gros dans son livre Marcher, une philosopMarcherhie, exquise invitation à la marche à pied et recueil des bienfaits, physiques, intellectuels et spirituels qu’elle apporte au marcheur :

« La marche, en nous délestant, en nous arrachant à l’obsession du faire, nous permet d’à nouveau rencontrer cette éternité enfantine. S’émerveiller du jour qu’il fait, de l’éclat du soleil, de la grandeur des arbres, du bleu du ciel.  Je n’ai besoin pour cela d’aucune expérience, d’aucune compétence. C‘est précisément pourquoi il convient de se méfier de ceux qui marchent trop et trop loin : ils ont déjà tout vu et ne font que des comparaisons. L’enfant éternel, c’est celui qui n’a jamais rien vu d’aussi beau, parce qu’il ne compare pas. »

Read Full Post »

« Newer Posts - Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :