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Archive for the ‘Le Journal d’Anne-Marie’ Category

16e jour : Anne-Marie note dans son Journal des Merveilles :

« Aujourd’hui, je me sens belle… Et dans un désir d’être en accord avec moi-même, j’ai fait le tri dans ma garde-robe. »

Anne-Marie nous donne là une belle clé pour profiter des jours heureux, de ces jours où nous ressentons la plénitude nous remplir. Nous savons qu’il y aura plus tard des jours de désert, des jours gris qui nous vident et nous laissent sans désir. Jours essentiels cependant pour se vider de soi-même.

Mais les jours de plénitude peuvent aussi servir d’occasion pour vider le trop-plein : Anne-Marie fait le tri dans ses vêtements pour ne garder que ceux lui correspondant, ceux qui la rendent belle. Parce qu’ils sont en accord avec elle, ces vêtements épouseront la beauté de son être. Les autres, vieux, usés, démodés ou trop clinquants, sont à jeter ou à donner.

Profitons des jours heureux pour enlever en nous les vielles habitudes qui nous rendent laid et triste, pour jeter ces vieux masques qui nous défigurent, pour faire le tri dans notre garde-robe intérieur. Nous pourrons alors revêtir ces vêtements qui traduisent la vérité de notre être.

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8717264815e jour, 3e feuille (jaune). Anne-Marie note dans son Journal des Merveilles :

« Organisation des vacances : coups de fil, mails, sites internet, invitations reçues et lancées… Je me sens vivre ! C’est bon d’être en projets. »

Ce sera l’une des conséquences majeures du changement opéré par Anne-Marie au fil de nos séances de coaching : faire à nouveau des projets. Projets qu’elle mettra peu à peu en pratique.

En tenant son Journal des Merveilles, Anne-Marie prend conscience qu’elle regarde à nouveau vers l’avenir. Elle se sent plus légère. Elle sort peu à peu de cette état invalidant qui nous plombe et nous assombrit quand nous tournons en rond en remâchant le passé.

Nos séances de coaching permettent à Anne-Marie de prendre du recul et sortir du cercle traumatique. Et son Journal des Merveilles lui fait prendre conscience que du coup, elle avance enfin, que la vie bouge en elle et autour d’elle.

A tel point que le 16e jour, elle écrit :

« Aujourd’hui, je me sens belle ! Et dans un désir d’être en accord avec moi-même, j’ai fait le tri dans ma garde-robe. »

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couelurs8e jour : Anne-Marie est passée à une nouvelle page… et a changé en même temps de couleur. La première feuille était rose, celle-ci est bleue. La suivante sera jaune, la quatrième verte, la cinquième lilas… Un véritable kaléidoscope ! Le Journal des Merveilles d’Anne-Marie est une symphonie de couleurs.

Je n’ai jamais demandé à Anne-Marie pourquoi elle avait d’emblée décidé de tenir son journal sur ces feuilles. N’avait-elle que celles-ci sous la main, n’utilisait-elle que ce genre de feuilles, les avait-elle choisies volontairement pour cet usage-ci ? Je l’ignore, même si ce choix, quel qu’il soit, ne paraît pas anodin.

Preuve en serait le 10e jour (sur la deuxième feuille, bleue) : Anne-Marie note :

« Visionnage sur un CD de photos de famille. Grand plongeon vers l’époque de mes arrières grands-parents et lente remontée jusqu’en 1985. Passage du noir et blanc à la couleur… de la jeunesse à plus tard ! »

Etonnamment, mais est-ce étonnant ?, j’ai partagé le même sentiment, ayant l’impression qu’Anne-Marie passait du noir et blanc à la couleur au fur et à mesure de nos séances de coaching.

Autre observation, Anne-Marie a besoin de plonger dans ses racines, son enfance et sa jeunesse pour retrouver la source de son émerveillement. Plongée indispensable pour re-connaître son identité à travers les merveilles et les couleurs de l’enfance.

Fais Seigneur, fais que le temps de son enfance ressuscite dans son coeur ;
Ouvre-lui de nouveau le monde des merveilles de ses premières années pleines de pressentiments.
” (Rainer Maria Rilke)

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051844607e jour : Anne-Marie confie à son Journal des Merveilles : « C’est la fin de l’après-midi. Il fait lourd. Une pluie fine s’est (enfin) mise à tomber et par là même une odeur de terre humide est montée… »

En quelques mots, Anne-Marie décrit la journée, l’atmosphère (celle du temps laisse deviner la sienne…), ses sentiments, un parfum, son émotion, son paysage intérieur… Pas besoin de longues phrases. Une poésie du quotidien, qui sonne juste.

S’ouvrir à l’émerveillement, ce n’est pas attendre des beautés extraordinaires comme les 7 merveilles du monde. C’est savoir s’ouvrir à la simplicité du quotidien et se laisser convaincre par cette exhortation de Brecht :

« Vous avez vu un événement ordinaire
Un événement comme il s’en produit chaque jour
Et, cependant, nous vous en prions,
Sous le familier, découvrez l’insolite,
Sous le quotidien, décelez l’inexplicable,
Puisse toute chose dite habituelle vous inquiéter. »

Pour s’ouvrir à cette émerveillement du quotidien, il suffit simplement, comme Anne-Marie le découvre dès les premiers jours de son Journal, de vivre en pleine conscience : de soi, des autres, du monde qui nous entoure. Pas en remettant à demain, ni en allant à l’autre bout du monde, encore moins en attendant le surgissement de l’extraordinaire dans notre vie. Mais ici et maintenant, en découvrant à quel point l’extraordinaire se révèle au  cœur de l’ordinaire.

Fait naître et renaître sans cesse la force d’avancer

Pour cela, il nous faut réapprendre sans cesse à accueillir ; à ne plus négliger les richesses de chaque instant, « celles qui sommeillent dans un visage, un objet, un paysage ou les gestes les plus élémentaires« , remarque l’écrivain Colette Nys-Mazure. « Il y a dans le vert des feuilles de salade, la rondeur d’une pomme, le parfum robuste du thym, le frémissement de la glycine, le bruit des pas espérés, le souffle des êtres chers, une puissance de vie qui, sans avoir la violence des événements imprévus et moteurs, fait naître et renaître sans cesse la force d’avancer, de recommencer, de croître sans rancoeur ni amertume« , écrit-elle dans Célébration du quotidien.

S’émerveiller du quotidien pour renaître, mieux avancer, grandir… Début du processus de changement chez Anne-Marie. Modèle à suivre pour chacun d’entre nous et à mettre au programme de chaque jour. Jours ordinaires, jours de fête, jours imprévisibles, jours douloureux… Pour savoir attendre malgré la lourdeur étouffante parfois, la caresse et la fraîcheur d’un pluie fine.

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Six jours après le début de son Journal des Merveilles, Anne-Marie note ces simples mots : « Je cherche encore…« 

Trois mots et trois petits points. Léger ? Ou très lourd au contraire d’aller creuser si loin et ne rien rapporter. 

Il y a des jours comme ça, sans émerveillements. Des jours sans couleurs. Du moins en apparence.

Mais il faut aussi des jours gris, des jours d’orage et des ciels noirs pour faire ressortir les jours en rose, les instants de lumière et les nuits étoilées.

Il y a des séances de coaching comme ça (et plus souvent encore en thérapie), où le client pourrait dire à la fin de la séance : « Je cherche encore… » Et nous le savons, ce sont a contrario parfois les séances finalement les plus bénéfiques, signe que le client se trouve confronté à un obstacle majeur… et donc qu’il se trouve proche d’une solution à son problème ou à une partie de son problème.

Au passage, c’est aussi le coach qui peut se sentir « vide ». Rempli du vide de son client, de ses silences, de ses difficultés à nommer son désarroi, de ses réflexions qui se terminent en cul de sac ou qui tournent en boucle… Mais est-ce moi, coach, qui dessinne ces chemins sur ma carte intérieur. Ou bien le client qui les emprunte ? Finalement, est-ce important ?  Dans mes permiers coachings, j’avais tendance à me laisser envahir par ma peur du vide. Ou de mon vide ? Peur de n’être pas « utile » à mon client. Désormais (après avoir apporté ces cas en supervision), je me laisse désormais aller pour entrer en résonnance avec mon client.

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Faire confiance

Selon les cas, je vais accueillir cette impression et laisser le client dévider son fil d’Ariane dans les dédales de son problème et lui faire confiance : il peut tout aussi bien retrouver lui-même son chemin ou découvrir un passage secret qu’il ne soupçonnait pas. C’est peut-être en errant dans les couloirs qu’il va trouver une sortie ou un passage. Si je ne l’avais pas laissé divaguer, il n’aurait pas trouvé la porte dérobée… Et du coup, lui être utile s’il a besoin à un moment de sa  lampe de poche qu’il a laissé tomber ou de son couteau suisse perdu au fond du sac.

Je peux aussi soumettre mon impression à mon client :

J’ai l’impression que nous tournons en boucle. Et cela me met mal à l’aise. Qu’en pensez-vous ?

Question ouverte, mille réponses possibles. Et alliance avec mon client. Ou au contraire, confrontation dont il va ressortir avec une solution : à force de taper sur le mur du problème, celui-ci s’écroule ; ou à force de crier dans le noir, c’est l’écho de la voix qui donne la direction…

A l’extrême, la séance reste en apparence sans solution, terne, neutre… Au fond du trou, le client « cherche encore« . Et il repart avec le sentiment de creuser pour rien. Et c’est peut-être dans l’entre-séance qu’il va trouver sa solution. Au fond du trou, ou en ressortant.

Reste une question : faut-il chercher l’émerveillement, encore et encore ? L’illumination demande-t-elle un effort ? Ce sera le sujet d’un autre post ou de vos commentaires.

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Quatre jours après avoir commencé à tenir son Journal des merveilles, Anne-Marie y note :

« Un paysage contrasté, aux couleurs verte et ocre, qui inspire au calme , à l’apaisement… Et au milieu, un champ avec des meules de foin.

Superbe ! Tellement simple, mais si efficace.« 

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Si Anne-Marie n’avait pas commencé à tenir son Journal des merveilles, aurait-elle pris conscience de ce paysage, de sa beauté, de son calme ? Peut-être. Mais aurait-elle suffisamment pris conscience de l’émotion provoquée par le paysage ?

Pourquoi est-ce important pour elle ? Parce que c’est la prise en compte de l’émotion qui commence à modifier son comportement. C’est parce qu’elle prend le temps de reconnaître l’émotion qu’elle peut commencer à ré-(agir) après avoir accepter cette émotion, la laisser prendre toute sa place en elle, puis à la nommer.

Cette simple reconnaissance de l’émotion est d’une étonnante efficacité, comme le reconnaît Anne-Marie : « tellement simple, mais si efficace« , écrit-elle.

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Anne-Marie voulait prendre confiance en elle. Lors de nos premières rencontres, elle est plutôt déprimée, elle montre une propension à voir les choses en noir. Elle retient d’abord ses échecs et note avant tout les défauts des autres. Cependant, affleure parfois une énergie enfouie, qui se manifeste notamment dans son envie de retrouver ce qui peut être plaisant chez elle et ceux qui l’entourent.

Je propose à Anne-Marie de tenir son Journal des merveilles. Six mois plus tard, alors qu’elle a retrouvé une belle confiance en elle, elle me confiera qu’elle a appris grâce à son journal à voir la vie différemment. Et elle retient à ce sujet un mot fort : Renouveau.

Pourtant, six mois plus tôt, mon idée lui paraissait étonnante . Le 1er jour, elle note dans son Journal :

« Je trouve votre idée – noter chaque jour une source d’émerveillement – un peu empreinte de folie, d’inhabituel. »pict01001

Folie dans laquelle Anne-Marie va plonger avec passion… Deux jours plus tard, elle écrit :

« Je reviens de chez une amie et un panneau publicitaire attire mon attention : un restaurant qui s’appelle ‘La grille du château’. Un nom plein de promesses !… qui donne envie de passer cette grille, de partir en exploration… »

Je vous propose de passer cette grille avec Anne-Marie. De partir en exploration avec elle, en vous faisant partager au fil des mois son Journal.

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