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Archive for the ‘Emotions’ Category

« Je veux me planter au beau milieu de ce que les gens appellent des “atrocités” et dire et répéter : “la vie est belle” », écrit Hetty Hillsum dans son Journal intime. Comment la joie et  la tristesse peuvent-elles ainsi cohabiter au centre de notre expérience humaine ?

Evoquant avec des amis un récent week-end familial en Normandie et leur rapportant les sources d’émerveillement de ces trois jours, j’ai été surpris par la liste que j’en faisais, où se mêlaient la joie et les larmes :

Emerveillement : dans un pré en bordure de la mer, dans les environs d’Omaha Beach, crinière au vent et galopant de conserve, deux juments, l’une à la robe noir de jais, l’autre d’un bel alezan fauve, semblent danser sur un air de jeunesse et de liberté ; cimetière allemand et jardin de la paix de La Cambe terriblement triste et digne où j’ai simplement pleuré ; bouleversement le lendemain en lisant des lettres à leur mère de jeunes soldats américains tués dans la bataille de Normandie, puis en découvrant au Mémorial de Caen les photos de ces femmes juives ukrainiennes quelques minutes avant d’être abattues d’une balle dans la nuque ; émerveillement devant deux vues de Venise par Guardi au musée de Caen, puis quelques heures plus tard devant le ciel étoilé avec au loin le chant des grenouilles dans la nuit ; bonheur tendre et simple d’un après pic-nic au bord d’un ruisseau enchanteur, où avec nos enfants nous avons sorti crayons, fusain et aquarelle pour saisir chacun avec sa sensibilité l’impression des lieux ; jouissance de la sensation du sable tiède sur la peau en contemplant le camaïeu de couleurs bleu et brun formé par le ciel, la mer et la plage ; petits-déjeuners de rêve offerts avec grâce dans la chambre d’hôte où nous étions hébergés ; le sourire de la femme que j’aime ; émotion et sérénité pour finir au cimetière américain de Colleville-sur-Mer face aux alignements impeccables des tombes, symbole de fraternité humaine rehaussée par le mélange des croix chrétiennes et des étoiles juives. 

Une manière d’être au monde

Comment osais-je parler d’émerveillement alors que j’évoque des émotions pleines de vie à côté de ce déchirement de tout l’être suscité par la mort et ces larmes impossibles à retenir face aux photos du massacre des juifs en Europe central, cette horreur sans nom que l’on appelle la shoah par balles ?

Sur le moment, je n’ai pas cherché à comprendre, car ces émotions, loin d’être successives, se mélangeaient au point de ne plus se distinguer. Mais toutes me nourrissaient et me nourrissent encore pour longtemps. En outre, ces émotions se sont cristallisées dans un sentiment intérieur profond de joie intérieure inaltérable et sereine. Comment était-ce possible ?

Relisant Hetty Hillsum, je tombais sur cette phrase : « Je veux me planter au beau milieu de ce que les gens appellent des “atrocités” et dire et répéter : “la vie est belle”. »

Hetty écrit cela dans son Journal intime le 8 octobre 1942. Un an plus tard, elle mourrait à Auschwitz.

Cette réflexion n’est pas juste une réaction isolée, mais bien une façon d’être au monde qui tient compte de tous les éléments contradictoires de la réalité, attitude qu’Etty a mûrie et fait éclore peu à peu, comme en témoigne cette réflexion, le 23 septembre 1942 : « C’est comme une petite vague qui remonte toujours en moi et me réchauffe, même après les moments les plus difficiles : “Comme la vie est belle pourtant !” C’est un sentiment inexplicable. Il ne trouve aucun appui dans la réalité que nous vivons en ce moment. Mais n’existe-t-il pas d’autres réalités que celle qui s’offre à nous dans le journal et dans les conversations irréfléchies et exaltées de gens affolés ? Il y a aussi la réalité de ce petit cyclamen rose indien et celle aussi du vaste horizon que l’on finit toujours par découvrir au-delà des tumultes et du chaos de l’époque. »

Une vérité double et énigmatique

Dans son ouvrage De l’émerveillement, Michael Edwards note que « le comble de l’émerveillement contient et la grande joie et la grande détresse ». En analysant Le Conte d’Hiver, il note que pour Shakespeare, l’émerveillement est « la réaction la plus intense et la plus vraie aux deux extrêmes de notre expérience, au pire absolu comme au meilleur absolu ». « L’écrivain et le peintre, poursuit Michael Edwards, créent normalement les signes de l’émotions ressentie, mais une des propriétés de la musique, lorsqu’elle atteint une certaine limite (comme dans quelques adagios de Beethoven), est de susciter un émerveillement où l’on ne sait jamais si l’on rit ou si l’on pleure, comme si la joie et la tristesse n’étaient pas simplement des émotions contrastées mais l’indice d’une vérité double et énigmatique au cœur du réel. »

Michael Edwards n’hésite pas à situer la « co-présence de la joie et de la tristesse au centre de l’expérience humaine ». L’extrême limite de l’émotion, qui caractérise le moment de l’émerveillement, nous donne parfois l’impression de déborder. Ce sentiment se retrouve dans les adages populaires : « exploser de joie » ou « être hors de soi ». Quand nous ressentons cet éclair de joie, nous nous retrouvons alors à la fois sur les hauteurs et dans les profondeurs de l’être et du monde.

La joie comme récompense

Ce mélange des sentiments est une expérience presque commune pour le marcheur et le montagnard. En effet, la marche, comme l’explique selon Frédéric Gros, auteur inspiré de Marcher, une philosophie, entraîne de la joie, mais aussi de la fatigue et de l’ennui. Pourtant, au bout de la marche, c’est la joie qui domine. « Après toute une journée de marche, le simple délassement pris à étendre les jambes, à se rassasier simplement, se désaltérer tranquillement et contempler un jour qui finit, un soir qui tombe doucement. Le corps sans fin ni soif, sans souffrances, le corps en repos, et de et de sentir simplement vivre cela suffit à la joie la plus haute, d’une intensité pure, d’une modestie absolue : celle de vivre, de se sentir ici, de goûter sa présence et celle du monde en harmonie. »

La marche, métaphore idéal de notre condition humaine de pèlerin, nous offre ici une belle leçon de vie : sans l’effort préalable, sans avoir vécu la faim, la soif ou l’ennui, cette joie ne serait pas advenue.

Nous faisons une expérience similaire en montagne. Avez-vous déjà observé la différence entre la découverte d’un panorama après une montée en voiture d’une demi-heure et celle d’une demi-journée de marche ? Dans le premier cas, nous sommes heureux de découvrir la beauté du spectacle, dans le second, nous sommes inondés d’un sentiment de plénitude et de joie intense. Car le panorama s’offre alors comme une récompense de la marche, comme un accomplissement, un aboutissement. Comme si là-haut, suite à l’effort, tout devenait léger, tous les nœuds de dénouaient pour libérer la joie et nous révéler à nous-mêmes. « Solvitur in excelsis. » La solution est au plus haut, sur les cimes. A condition toutefois, d’être venu des profondeurs, d’avoir arpenté le paysage intérieur en laissant le manque, la soif et la faim creuser en nous ce besoin d’absolu. Mais l’un ne va pas sans l’autre. Nous ne touchons la joie des dieux qu’à condition de garder les pieds dans la poussière du chemin, en compagnie de nos frères humains. Sans eux, personne avec qui partager la route, personne à qui laver les pieds, personne à qui offrir sa joie.

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Comment retrouver notre motivation et notre énergie créatrice quand la vie nous semble devenue terne, que notre travail nous épuise ou nous paraît stérile, que nos proches ou nos collaborateurs nous irritent ?

L’un de mes clients, responsable dans un établissement publique décide d’entreprendre un coaching. Son objectif : retrouver cette confiance en soi et cette énergie qui l’animaient dix ans plus tôt dans sa vie professionnelle et « recharger ses batteries », qui lui paraissent complètement à plat.

Notre travail a consisté à reconnecter avec ses valeurs et ses motivations, celles qui l’animaient dix ans plus tôt, mais de façon plus ou moins inconsciente à cette époque-là. Cette prise de conscience est passée par tout un travail sur ses émotions et ses injonctions intérieures, pour lui permettre de réaliser que son énergie était enfouie au fond de lui-même et qu’il lui fallait trouver comment la libérer.

Changer sa façon de voir

En parallèle de ce travail sur les émotions, je lui ai proposé de tenir son Journal des Merveilles. Il ne parvient pas à le tenir régulièrement par écrit, mais il est arrivé rapidement à l’objectif : prendre l’habitude de s’émerveiller au quotidien en prenant le temps de laisser monter ses émotions, d’en prendre conscience, puis de les nommer. Il a alors peu à peu changé profondément sa façon de voir la vie en s’ouvrant à ce qu’il appelle lui-même les « petits bonheurs » du quotidien.

Voici quelques-uns des « petits bonheurs » qu’il m’a transmis par écrit. Cela peut nous inspirer pour apprendre à repérer ceux qui traversent notre propre vie, simplement en laissant monter en nous ces émotions qui nous traversent.

  • « C’est pour moi ! » : au moment de payer ma tournée de café, la serveuse me répond : « Laisse, c’est pour moi. » Cela lui faisait plaisir et pourtant je ne suis qu’un client occasionnel…
  • Chez soi pour se retrouver avec soi : après une journée de rencontres, de téléphone, d’internet et de réunion, rentrer chez soi, au chaud, dans le calme et se préparer un plateau repas devant un bon film, quel bonheur !
  • Réussir une recette pour la première fois : et oui, quand cuisiner devient un plaisir à partager entre amis ! Gratifiant.
  • Quand une contrainte raisonne avec plaisir : des séances de kiné qui deviennent un temps d’échange et de discussion distrayante, et aussi de sas de décompression avant de rentrer chez soi.

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Ombre et lumièreS’émerveiller en permanence ? Non, ce n’est pas possible, bien sûr. Nous sommes humains et la lourdeur du quotidien nous englue si souvent.

« Il y a des jours où mes yeux ne voient rien, reconnaît l’écrivain Christian Bobin. Rien  ne s’y reflète. La vie continue pourtant de m’envoyer des merveilles, mais c’est moi qui suis défaillant, à cause de mon impatience, de ma mauvaise humeur ou de mon angoisse. »

Alors que faire ? Et s’il n’y avait rien d’autre à faire que d’accueillir. Accueillir l’état présent. Simplement, mais c’est déjà beaucoup. En somme, ne rien faire. Se contenter d’être présent à l’instant qui vient, ici et maintenant. Reconnaître ses émotions et les accepter : c’est cela le premier pas qui compte ; le premier pas sans lequel il est si difficile de retirer un bienfait du moment présent, aussi difficile soit cet instant. Accepter l’aujourd’hui qui m’arrive, qui me parle de moi, des autres et du monde qui m’entoure.

M’accepter moi-même, accepter l’inattendu, car c’est dans l’ombre que la lumière devient visible, dans les profondeurs du sol que gisent les diamants, dans la crise que se forme mon être profond…

Et comme dit encore Christian Bobin, « les contraintes, les imprévus, la lourdeur du quotidien, je les accepte, car c’est parfois de ce qui me dessert le plus que va tout à coup arriver la grâce suprême. »

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EcriturePourquoi noter les émerveillements du quotidien ? Quel bénéfice en recueillir ? Réponse avec l’écrivain Christian Bobin :

« Il y a des visages, des paroles, des rencontres, qui m’ont frappé, parfois c’est la feuille d’un arbre qui tombe, la fuite d’un nuage dans le ciel… Des quantités de miracles qui, si je ne les avais pas noté, auraient glissé dans le néant du sans-mémoire, du sans-parole, du non-partagé. Je me suis aperçu que les choses qui ne sont pas notées se perdent à jamais. L’écriture garde la trace de ce qui était fragile, éphémère et si vital. Elle permet de maintenir le vol même de la vie. » (Psychologies Magazine, avril 2008).

L’écriture nous permet de ne pas oublier, mais aussi finalement de nourrir notre énergie vitale.

Comment ? En prenant conscience de ce qui se passe en nous. De réaliser ce qui change et qui demeure dans notre vie au fil des jours. De sentir notre être profond à travers les émotions qui nous traversent et nous parlent de nous-mêmes. Emotions qui nous construisent également et nourrissent notre personnalité.

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02235701L’émerveillement provoque une émotion en trois temps. Cri, chant, silence.

III – Le silence

Le 3e mouvement de l’émerveillement est le plus lent : le silence. Il peut même se prolonger une vie entière, dans le silence des profondeurs.

Il est courant de lire ou d’entendre le terme « muet d’émerveillement« . Comme dans cette phrase de l’écrivain sud-africain André Brink dans Appassionata : « … J’étais capable […], une partition dans les mains, non seulement de rire mais aussi de pleurer ou de rester muet d’émerveillement. »

Ou encore, le récit par Howard Carter de sa découverte du tombeau de Toutânkhamon : « Au début, je ne voyais rien, l’air chaud s’échappant de la chambre faisant vaciller la flamme de la bougie. Mais bientôt, une fois mes yeux habitués à la lumière, des détails de la pièce émergèrent peu à peu de la brume, des animaux étranges, des statues et de l’or-partout, le reflet de l’or. Sur le moment-qui a dû sembler une éternité aux personnes qui m’accompagnaient-je suis resté muet d’émerveillement et lorsque Lord Carnarvon, incapable de supporter le suspense plus longtemps s’enquit anxieusement : « Vous voyez quelque chose ? » Tout ce que j’ai pu lui répondre fut : « Oui, des choses merveilleuses« . »

Silence des mots et de l’esprit

L’émerveillement nous laisse à proprement parlé « sans voix« . Le silence des mots « se déploie quand nous n’avons plus, justement, les mots, qu’une situation nous déborde ou nous laisse sans voix », affirme le psychanalyste Jacques Arènes. Dans les moments « où nous sommes amenés à nous transformer, les mots se font avares. Nous sommes alors plongés dans les prémices du langage. Les mots viendront plus tard, et ce qui est vécu précède ce qui pourrait être dit.« 

Mais le silence, nous l’avons tous remarqué, peut être d’une autre nature, se prolonger une vie entière et poursuivre son œuvre au plus profond de nous, de façon plus ou moins consciente. Au silence des mots, Jacques Arènes ajoute et distingue deux autres types de  silence : le silence de l’esprit et le silence du corps.

« C’est aussi le cas dans nos émotions esthétiques, note-t-il à propos du silence de l’esprit. Le beau instille le silence. La quiétude intérieure est alors gagnée, comme un polder sur la mer, au sein de ces signifiants qui nous traversent, dans le creux du langage. »

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02147924L’émerveillement provoque une émotion en trois temps. Cri, chant, silence. 

II – Le chant

Le cri de surprise passé, c’est littéralement le sentiment d’enchantement qui nous envahit. Notre corps et notre esprit se mettent à chanter. L’émotion positive que nous ressentons, nous allons alors la savourer.

Imaginez que vous êtes en train de lire un roman qui, soudain, vous émerveille : le héros vient de déclarer son amour en des termes qui vous bouleverse.  Ou bien imaginez-vous face à ce sportif qui vient de réussir un exploit, ou cet œuvre d’art qui vous étourdit par sa beauté, cette personne dont vous admirez l’attitude ou votre enfant qui vous fait fondre de tendresse… Passé le choc de l’émerveillement (le cri), c’est une sorte de plénitude qui vous envahit.

Cette plénitude peut se traduire différemment selon votre personnalité, le lieu où vous trouvez, la cause de cet émerveillement… Par exemple, à la lecture de ce roman qui, soudain, vous touche au plus profond, soit vous allez vous mettre à lire plus rapidement pour découvrir la suite, soit trop bouleversé vous suspendez votre lecture, et même peut-être allez-vous ralentir instinctivement pour savourer le texte.

Dans tous les cas, vous laissez votre cœur, votre corps, votre cerveau jouir de ce moment  « merveilleux ». Vous allez exprimer votre enchantement intérieurement ou à voix haute, voire chanter réellement !

Si vous êtes en présence d’une ou plusieurs personnes, vous allez peut-être partager votre émotion en expliquant ce qui vous arrive et pourquoi vous êtes ému. Et si vous êtes témoin d’un exploit sportif ou d’une performance artistique, vous allez vous levez, battre des mains, ou crier.

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02169402L’émerveillement provoque une émotion en trois temps. Cri, chant, silence.

I – Le cri

C’est le cri d’étonnement et d’enthousiasme que je lance face à la beauté du monde ou à l’action merveilleuse d’un humain : « Que cet femme est belle ! », « Ah, ce coucher de soleil ! » ; « Comme vous êtes bon pour moi ! »

Ce cri peut être muet et intérieur, mais il correspond à cet instant où l’émerveillement me frappe de plein fouet. Ce moment est si fort, si brutal qu’il me saisit en entier. Mon corps réagit souvent dans l’exclamation. Je ne peux m’empêcher de sortir cette force à l’extérieur de moi. Le moment est si fort que je ne peux le contenir à l’intérieur. Je dois le faire jaillir à l’extérieur et le partager avec d’autres.

Ce déchirement peut aussi rester à l’intérieur (sidération), soit parce que je ne peux pas l’exprimer à ce moment-là, soit parce que je suis davantage introverti, soit parce que je prends le temps de me laisser envahir par le sentiment, soit parce que le mouvement est plus intérieur ou bien se prolonge, soit encore parce que je veux le garder pour moi quelle qu’en soit la raison. Par exemple, si je lis un livre qui me passionne, je peux arrêter ma lecture ou la continuer.

Emue par une personne de l’autre sexe, je ne vais pas forcément me jeter à sa tête pour lui exprimer mon adoration ou mon amour. Même victime d’un coup de foudre, il y a peu de chance que je déclare aussitôt ma flamme !

Ce premier moment se rapproche parfois de ce qu’on appelle la sidération. Le choc émotionnel est si intense que je suis victime d’un anéantissement soudain de mes fonctions vitales.

Mais ce mouvement peut être beaucoup moins brutal et même souvent très doux. Il n’empêche que je suis soudain saisi par quelque chose de plus grand que moi, par un sentiment qui m’envahit. Je peux me sentir euphorique, je peux aller jusqu’à rougir, mes joues peuvent chauffer, mes mains picoter ou trembler, mes pupilles peuvent se dilater, un sourire se dessiner… Certains iront jusqu’à toucher une personne proche ou la prendre dans leurs bras.

Et pourquoi pas se mettre à danser ou à… chanter !

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